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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 19:52

Voici un genre que j’aime particulièrement. Les aristoloches sont pour la majorité des plantes grimpantes mais de nombreuses espèces, notamment méditerranéennes, sont des herbacées basses.

Parmi les grimpantes, on connait surtout les espèces tropicales, à fleurs géantes, dans les serres de nos jardins botaniques. Pourtant, il est possible d’en cultiver certaines dans nos jardins, qui poussent naturellement en milieux tempérés. Ce sont principalement des espèces de Chine, Japon et Amérique du nord.

On trouve 45 espèces d’aristoloches en Chine. Certes, toutes ne sont pas rustiques mais un bon nombre pourraient être cultivées chez nous. Là aussi, peu d’espèces sont introduites en Europe.

 

J’ai toujours été intéressé par trouver des espèces en montagne, dans des régions aux hivers froids. Et si certaines ont des fleurs assez petites, Aristolochia moupinensis a une floraison bien visible et colorée. J’ai pu observer cette plante une première fois dans les forêts épaisses des montagnes de la région de Wolong dans le Sichuan en Chine. C’était en juin et la plante était en fleurs. Quelques vieilles graines ont donné une plante qui a bien prospéré dans notre jardin jusqu’à sa première floraison. Hélas, la plante n’a pas fructifiée et a rapidement dépérit (excès d’humidité, rongeur ?...). Elle formait pourtant une plante de plus de 2 m de haut avec de grandes et belles feuilles.

J’ai eu l’occasion de revoir cette plante lors d’un voyage en septembre dans le massif des montagnes Gongga, toujours dans le Sichuan. Les plants portaient de nombreux fruits et donc, de nombreuses graines. J’en ai obtenu plusieurs pieds dont le plus grand dépasse actuellement 2m dans le jardin mais qui n’a pas encore fleurit. J’en ai à nouveau vu en fleurs lors d’un voyage plus récent dans la région de Baoxing, toujours dans le Sichuan, en mai.

 

Cette espèce a été découverte par Armand David dans la région de Baoxing dans le Sichuan. Puis le Père Monbeig la trouva dans la région de Yanmen dans le Yunnan. Elle fut ensuite à nouveau collectée par E.H. Wilson dans l’ouest de la Chine pour le compte de Mr. Veitch où elle fleurit la première fois dans les pépinières à Coombe Wood en juin 1908.

 

Sa répartition naturelle se situe en Chine dans les provinces de Fujian, Guizhou, Hunan, Jiangxi, Sichuan, Yunnan et Zhejiang, dans les forêts et les fourrés, entre 2000 et 3200 m d’altitude. Elle est utilisée en médecine traditionnelle.

 

Au jardin, on la plantera dans un lieu ensoleillé ou mi-ombragé, en sol fertile, drainant et pas trop sec. Sa croissance est assez rapide et son feuillage est décoratif. Elle fleurit aisément dans la deuxième moitié du printemps. Ses fleurs bicolores, de belle taille pour une espèce tempérée, en font une grimpante originale et intéressante.

 

Aristolochia_moupinensis1.jpg

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 19:01

Voici un genre méconnu très peu répandu en culture. Vous connaissez sans doute le genre Polygonatum, les sceaux de Salomon. Voici un genre proche, de la même famille, mais qui pousse en épiphyte sur les arbres en forêts. C’est un genre récent, décrit seulement en 1997 et ne comprenant que 6 espèces, toutes originaires de Chine.

 

Le genre Heteropolygonatum faisait partie de la liste de plantes que je souhaitais voir dans la nature. J’avais lu dans la littérature que ce genre avait été signalé dans les montagnes Gongga dans le Sichuan. Nous n’avons jamais trouvé H.pendulum pourtant signalé dans ce massif  mais, dans les denses forêts d’altitude, les branches des arbres portaient une multitude de petites plantes en fruits (c’était au mois de septembre) qui ressemblaient beaucoup à des sceaux de Salomon. Les plants ne dépassaient guère 15 cm de haut, avaient de petites feuilles arrondies et de nombreux fruits rouges. Cela nous a permit d’en collecter des graines. Nous n’avions alors pas encore identifié la plante. Les graines, semées rapidement à notre retour, ont bien germées. Une bonne trentaine de petites plantes ont émergées de leur pot sous forme d’une minuscule et unique feuille de quelques millimètres. Malheureusement, j’ai négligé ce pot lors du déménagement de mes plantes de chez mes parents à notre jardin actuel et je n’ai sauvé qu’une plantule. J’aurais du les repiquer plus rapidement. La jeune plante rescapée fleurit depuis 3 ans mais n’a jamais fructifiée. Elle se maintient bien en culture même si elle ne grossit pas vite. Je ne désespère pas de pouvoir la multiplier un jour. Ceci a tout de même permit une observation approfondie de la plante et d’affiner son identification. J’étais tout d’abord parti sur le genre Polygonatum, ne croyant pas à la chance d’avoir pu trouver le genre tant recherché. Mon travail de recherche s’arrêta sur Polygonatum anomalum mais ceci ne correspondait pas tout à fait d’autant que cette espèce est mise en synonymie de P.punctatum dans la nouvelle flore de Chine. Et là, ça ne collait vraiment plus.

Il a fallu que je tombe sur un article dans le Curti’s Botanical Magazine de 2001 pour reconnaitre ma plante. Plus de doute possible, il s’agissait bien d’un Heteropolygonatum, H.ogisui, espèce décrite cette année là et endémique du Sichuan.

 

L’espèce a donc été décrite il y a seulement 10 ans et elle fût découverte au sommet du mont Wawu dans le Sichuan, à 2700m, dans les forêts moussues de bouleaux, érables et sapins, en mai 1998 par Mikinori Ogisu. On connaissait déjà dans cette aire le H.xui. L’espèce a été décrite par Minoru N.Tamura & Jie-mei Xu en l’honneur de son découvreur. Je ne sais pas si elle avait déjà été signalée dans les montagnes Gongga lorsque nous l’avons trouvée.

En culture, malgré qu’elle soit épiphyte, la plante pousse correctement dans un substrat humifère, frais et bien drainant, en situation ombragée. Elle fleurit au mois de juin. Ses tiges mesurent entre 10 et 20 cm et portent des feuilles arrondies. Les inflorescences, terminales et axillaires, portent une à deux fleurs roses. C’est une plante à réserver à des massifs de petites plantes d’ombre comme les Ophiopogon, Hepatica, Asarum...

Malheureusement, je pense qu’on ne trouve encore pas à l’heure actuelle cette plante dans le commerce !

 

Polygonatum-anomalum-5 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 19:55

La famille des Styracacées reste encore aujourd’hui connue principalement des collectionneurs. C’est pourtant une famille d’arbres et arbustes qui ne manque pas de charme. S’il est vrai que ces plantes n’affectionnent guère les sols lourds et argileux, ils font merveille dans toute bonne terre de jardin humifère. On les utilisera principalement pour leurs floraisons abondantes et parfois parfumées.

Dans la famille, le genre Styrax compte tout de même près de 130 espèces. Je ne suis pas sûr que l’on en trouve plus de 6 ou 7 dans nos jardins....

Le plus connu est Styrax japonica qui m’a toujours impressionné au Japon. Nous en reparlerons dans une autre histoire.

Si je souhaite présenter le Styrax obassia c’est que, en plus de sa généreuse floraison, il se distingue des autres par ses très grandes feuilles fortement incisées à l’apex.

L’espèce est originaire des forêts du Japon, de Corée et de l’Est de la Chine. En septembre 2011, nous avons eu l’occasion de l’observer à plusieurs reprises, dans les montagnes de la Corée du sud. Certes, ce n’était pas la saison des fleurs mais les arbres -car ils formaient de véritables arbres - portaient de longues grappes pendantes de fruits. Il était tout à fait étonnant de se promener sous une canopée de Styrax !

Si l’espèce peut dépasser les 10m de haut dans son milieu naturel, elle ne deviendra pas plus haute qu’un grand arbuste dans nos jardins.

 

En 1889, J.D. Hooker note qu’il s’agit d’un des plus beaux arbustes à fleurs rustiques introduits du Japon depuis des années. Il fut découvert par Siebold au Japon qui nota que ses fleurs sentaient la jacinthe. A l’époque, on le connaissait des îles Kyushu et Shikoku au Japon mais également de Corée où Wilford le découvrit et où il le collecta en 1859 pour les jardins de Kew.

Hooker, toujours en 1889, note également que la différence de taille et de forme de ses feuilles est remarquable.

En juin 1888, Mr. Veitch exposa la plante à la Royal Horticultural Society.

 

Au jardin, la plante demandera un sol drainant, humifère, acide à neutre, pas trop sec, en situation mi-ombragée ou au soleil non brulant. Elle fleurit en mai-juin et ses inflorescences, qui comptent 15 à 20 fleurs, peuvent atteindre 15 cm de long. Ses feuilles peuvent dépasser les 20 cm. Sa floraison est généreuse et sa croissance assez rapide.

 

Styrax-obassia.jpg

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 19:25

Plantes étranges s’il en est, les mucunas, de la famille des légumineuses, sont des grimpantes vivaces ou annuelles, herbacées ou ligneuses comprenant une centaine d’espèces dans les régions tempérées chaudes à tropicales de la planète. Certaines deviennent de grandes plantes très vigoureuses.

Leur floraison est généralement spectaculaire, avec des grappes de grosses fleurs en casque arborant des couleurs vives ou très sombres.

L’espèce la plus courante dans nos jardins (sous des climats pas trop rigoureux) est le Mucuna sempervirens. En effet, cette plante tient dehors jusque dans la région de Lyon où elle peut passer des températures de -15°C environ en situation protégée. On trouve parfois quelques autres espèces cultivées dans les serres des jardins botaniques. Mais le genre reste peu courant dans nos collections.

 

Il en existe plusieurs beaux sujets dans les jardins du sud de la France et un bel exemplaire au jardin botanique de Lyon est planté au pied d’un mur. Celui-ci était taillé chaque année à la limite du mur puis il a été décidé de le laisser pousser, pensant que les hivers froids de la région lyonnaise feraient une taille naturelle. Mais la plante ne l’a pas entendu de cette manière et est rapidement partie à l’assaut du gros ginkgo situé à côté. Ses parties aériennes n’ont jamais gelées et il a fallu faire une taille sévère lorsqu’elles dépassèrent largement les 10 m de haut et commençaient à présenter un danger pour l’arbre.

 

Il faudra donc veiller à planter cette espèce sur un support où il sera facilement possible de la maintenir. En effet, elle peut atteindre 25 m !

Nous avons pu nous en rendre compte en mai 2007 lors de notre passage dans la ville de Baoxing dans le Sichuan en Chine.

Des plants poussaient sur un flanc de colline et recouvraient totalement la végétation arbustive et arborée. Ils étaient en fleurs mais quel fouillis !

On retrouve ce mucuna dans plusieurs provinces de Chine entre 300 et 3000 m d’altitude. Le lieu de collecte de graines par exemple déterminera donc fortement la résistance au froid des plants ensuite obtenus. Il pousse également dans l’Himalaya (Bhoutan, Sikkim, nord de l’Inde, Birmanie) et au Japon. Il est utilisé en médecine, pour faire du papier et en extraire de l’huile et de l’amidon.

 

L’espèce a été décrite à partir d’un échantillon sec, envoyé à Kew de Ichang par A. Henry en 1886. L’échantillon était composé de feuilles, gousses mures et jeunes boutons floraux. La même année, il envoya également des graines. Un plant fut planté dans une serre tempérée de Kew et fleurit en août 1903.

En 1895, E. Ludlow, commissaire du Imperial Customs à Ichang, envoya également des graines à Kew.

 

Si cette plante étonne par sa floraison, il faut s’en méfier. Ses inflorescences, rameaux et gousses sont recouverts de petits poils très irritants pour la peau. A la manière de certains poils de cactus.

Plantée sur une pergola, il sera possible de profiter pleinement des fleurs en grappes pendantes tout en les maintenant hors de portée. Son feuillage est persistant.

La plante n’est pas exigeante sur le sol du moment que celui-ci est bien drainant. Un sol même pauvre conviendra. Il faut donc lui prévoir un support, au soleil ou à ombre légère, à l’abri des vents froids. Une protection peut être utile sur les jeunes plants les premiers hivers.  Il sera prudent de porter des gants à chaque intervention sur la plante.

 

Mucuna-sempervirens.jpg

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 19:50

Le genre Betula -les bouleaux - compte environ 50 à 60 espèces réparties en Europe, Asie et Amérique. Le plus connu dans nos jardins est le bouleau blanc d’Europe, Betula pendula (ou Betula verrucosa).

 

L’intérêt des bouleaux réside dans leurs belles écorces très décoratives surtout en hiver. Ils peuvent former de très belles cépées. Ils sont également intéressants au niveau des couleurs en automne et de la rapidité de leur croissance. Ils peuvent aussi s’adapter dans des terrains très humides qui ne conviennent pas à beaucoup d’autres arbres.

 

Les bouleaux peuvent être utilisés en isolé ou en bosquets. Plantés en masse, l’effet décoratif des écorces prend toute sa dimension. Nous avons toujours été impressionnés lors de nos voyages en Asie des lumières qu’offrent les forêts de bouleaux. Je me souviens du mont Fuji au Japon où les troncs blanc pur illuminaient la montagne. Poussant en mélange avec des pruniers à écorces marron, le contraste était saisissant.

Plus récemment, en Corée, les rivières étaient bordées de bouleaux dont les écorces gris-blanc se détachaient en nombreux et fins lambeaux.

 

Betula maximowicziana a une écorce orange pâle à grise, qui pèle par fines bandes. J’aime surtout son feuillage pour ses grandes feuilles cordées et veloutées, très douces au toucher, prenant de belles teintes jaune vif à l’automne. Ses chatons fructifères sont allongés.

Il est endémique du centre et nord du Japon ainsi que du sud des îles Kouriles. Il a été découvert par le botaniste Maximowicz sur l’île de Yezo au nord du Japon (aujourd’hui Hokkaido). Il a ensuite été collecté par le Dr. Mayr dans les montagnes de Nikko sur l’île de Honshu. Il est introduit en Europe en 1888 par J.H. Veitch qui envoya des graines en Angleterre issues d’une collecte à Hokkaido. En 1893, le professeur Sargent donne des graines à Kew qu’il a reçu de « l’Imperial Forest Department of Yezo ».

Le Docteur Shirasawa décrit son bois comme étant dur et il est utilisé au Japon dans la construction ainsi que par les pêcheurs qui s’en servent de torches (faites avec l’écorce) car son bois prend facilement feu même si il est humide.

 

Ses feuilles atteignent 8/14 cm de long et 6/10 cm de large. Les chatons peuvent atteindre 7 cm de long. On le plantera dans tout sol pas trop sec à humide en situation ombragée à ensoleillée dans les régions tempérées. Je trouve intéressant de le planter près d’une allée afin de pouvoir toucher son feuillage velouté.

 

Betula-maximowicziana.jpg

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 20:23

Les pivoines occupent une bonne place dans les jardins chinois et japonais. Ce sont des plantes cultivées depuis des siècles et qui sont très appréciées également dans nos jardins. Il en existe des centaines de variétés mais les espèces sauvages ne sont qu’une trentaine, réparties en Europe et Asie tempérées, NO. Afrique et Amérique du nord.

 

Le Japon ne compte que 2 espèces de pivoines dans sa flore, Paeonia obovata et P.japonica. Les deux sont des plantes herbacées de sous-bois.

Les japonais ont également crée de nombreux hybrides. Vous pouvez en voir sur le lien suivant. Ce sont des photos que j’ai faites dans le jardin botanique de Ofuna, au Japon, en mai 2008 : http://asianflora.com/Horticulture/liste-paeonia.htm

 

Paeonia japonica est une plante des forêts de montagnes poussant sur les îles de Honshu, Shikoku, Kyushu et Hokkaido. C’est donc une plante pour les situations ombragées, contrairement à beaucoup d’autres pivoines qui préfèrent le soleil. A ce titre, elle est intéressante pour les massifs d’ombre. C’est une petite plante, de 30/50 cm de haut seulement, à croissance peu rapide. En mai-juin, ses tiges portent au sommet des fleurs simples, en coupes, d’un blanc pur éclairant vivement les coins sombres. Elle est proche de sa cousine japonaise qui, elle, a les fleurs roses. La flore du Japon distingue une variété, var.pilosa, à feuilles pubescentes dessous. Les deux variétés poussant ensemble, je ne suis pas sûr qu’elle soit encore reconnue.

 

Nous avons vu cette pivoine pour la première fois dans son habitat en mai 2008 au pied du mont Fuji où elle commençait tout juste à fleurir. Elle y poussait en sous-bois. Cette trouvaille fut presque due au hasard car nous étions sur une route que nous aurions du emprunter en bus. Mais à trop trainer dans les forêts pour y admirer la flore, nous avons raté le dernier bus pour la station de Kawaguchiko. Nous avons donc du redescendre à pieds de la montagne et nous avons trouvé ces pivoines à la nuit tombante. Dans notre jardin, nous la cultivons sans problème depuis plusieurs années en sol pas trop sec, humifère, bien drainé, légèrement acide à neutre, à l’ombre d’un petit érable, où elle s’étend lentement.

Sa floraison étant relativement fugace (2 semaines environ), il est préférable de la planter en mélange avec d’autres plantes d’ombre, des Epimedium ou Polygonatum par exemple.

 

Paeonia japonica a été décrite par Makino en 1898 mais sous la forme d’une variété de P.obovata (P.obovata var.japonica). Mais en 1910, Miyabe & Takeda la renomme au rang d’espèce car elle présente plusieurs différences par ses pétales plus concaves et ses stigmates plus courts. On retrouve souvent dans les vieux herbiers la confusion entre ces deux espèces. On la trouve également parfois confondue avec Paeonia lactiflora dans les jardins Britanniques malgré que les deux plantes soient bien distinctes. On peut également trouver dans le commerce des P.obovata forme blanche qui sont en réalité des P.japonica.

Attention également car on trouve en Grande-Bretagne des Paeonia japonica Hort. (signifiant « de jardin ») qui ne correspondent pas à l’espèce type mais, justement, à des variations ou hybrides de P.lactiflora. Les japonais la nomment ‘Yama-shakuyaka’ ou pivoine des montagnes. Le signalement de cette espèce est Corée, nord-est de la Chine, Sakhaline et sur les îles Kouriles doit être clarifié. Les échantillons collectés en 1885 en Corée par exemple, sont de petites plantes au feuillage juvénile et il est impossible de statuer.

 

On peut multiplier la plante par division ou semis de graines fraiches. A partir de la graine, il faut compter 3 à 4 ans pour la première floraison.

 

Paeonia-japonica-30551.jpg

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 21:22

Le genre Carpinus, les charmes ou charmilles, compte une cinquantaine d’espèces en Asie, Europe et Amérique. Notre charme commun, Capinus betulus, est une plante résistante, intéressante pour faire des haies dans les jardins de campagne notamment.

L’intérêt des charmes réside dans la diversité et l’ornement de leurs feuillages. On trouve en Asie une multitude d’espèces tout à fait rustiques chez nous dont les jeunes feuilles sont rouge brillant, de formes allongées, avec des ports très souples. On les observe le plus souvent en sujets isolés dans les jardins mais ils peuvent également constitués de belles haies à condition de trouver suffisamment de plants !

Parmi toutes ces espèces, il en est une qui a quasiment le statut de plante mythique, c’est le Carpinus fangiana. Il faut dire que cette espèce est impressionnante et détient le record, au sein du genre, des feuilles et inflorescences les plus longues. Les feuilles peuvent avoisiner les 30 cm de long et les inflorescences atteindre 50 cm !!

 

Autant dire que lors de mes tout premiers voyages en Asie, ce charme figurait dans ma liste des espèces à voir. Et j’ai du me montrer patient ! Il aura fallu attendre mon 5° voyage en Chine pour enfin le trouver.

Pourtant, durant les précédents voyages, nous avions traversé des régions du Sichuan où il est répertorié mais sans jamais l’apercevoir. C’est donc en mai 2007 que nous avons enfin pu nous rendre compte de la beauté de cet arbre. Ce fut presque par hasard car la vallée perdue et sauvage dans laquelle nous en avons trouvé une forêt n’était pas à notre programme. Nous étions dans le Sichuan, dans la région de Baoxing. Pas de route, pas d’habitations, une zone protégée pour le panda et donc une flore intacte. Pour preuve, ces superbes arbres aux mouchoirs tout en fleurs (Davidia involucrata) de 30 m de haut !

Il y avait donc là, au fond de cette vallée, au bord de la rivière, des dizaines de grands sujets de Carpinus fangiana.

Leurs feuillages étaient en effet très impressionnants. Les inflorescences, bien que déjà grandes, n’étaient pas encore à leur taille maximale (nous étions début mai).

Lors d’une halte dans la petite ville de Baoxing (où séjourna Armand David), nous avons trouvé un plan « touristique » de la région. La carte indiquait surtout les temples, chutes d’eau et panoramas. Quelques petits villages y étaient signalés. Ce sont des points de chute intéressants car on y trouve bien souvent un petit logement et ils sont situés en pleine nature, ou en tout cas proches des forêts. Nous en avons donc choisi un au hasard et pris un taxi qui nous emmena, deux heures durant, à travers une petite route sinueuse de montagne, d’abord goudronnée, puis en terre, jusqu’à un petit pont en bois cassé, donc infranchissable. Nous avons du continuer à pieds. Je pense que c’est la première fois que nous trouvions une vallée aussi préservée. Il y avait bien une petite route qui serpentait le long de la rivière autrefois, mais il n’en reste que des traces et des passages effondrés. Nous ne trouverons jamais le « village » que nous avions repéré sur la carte à Baoxing et nous avons du rebrousser chemin à la nuit tombante pour trouver une chambre chez l’habitant dans un petit village en bas de la vallée. Cette vallée mériterait vraiment une visite approfondie d’autant que nous y avons également observé des plantes de la rare hellébore du Tibet (à venir dans cette série). Une expédition automnale y serait intéressante pour y collecter des graines.

 

L’espèce est dédiée à Wen Pei Fang (1899-1983), un naturaliste né dans le Sichuan qui avait fait son Doctorat à Edimbourg en Ecosse. Il travailla de nombreuses années au département de biologie de l’université de Chengdu dans le Sichuan où il collecta énormément de matériel végétal, notamment dans la région du fameux mont Emei. Il étudia plus particulièrement les arbres et surtout les érables et rhododendrons. Il aurait collecté plus de 20.000 échantillons et découvert plus de 100 nouvelles espèces. Ces nombreuses illustrations furent publiées entre 1942 et 1945 dans Icones Plantarum Omeiensium, imprimé par l’université de Chengdu. Il publia également une révision du genre Acer en 1966 et accompli un gros travail sur les rhododendrons chinois. Il a aussi fortement contribué au premier volume de la Flora Sichuanica en 1981.

 

Les premières collectes de l’espèce ont été réalisées près de la ville de Nanchuan dans le SE. du Sichuan, probablement sur les pentes de la montagne Jinfo, bien connue des botanistes. Il a, depuis, été découvert dans divers endroits du Guizhou, du nord du Guangxi et de l’est du Yunnan. Il n’a été introduit en culture qu’en 1991 à partir de graines collectées par le célèbre Mikinori Ogisu dans le sud du Sichuan à 1750 m dans la région de Shanlengyong (à 270 km au sud de Chengdu).

Une seconde collecte a eu lieu en octobre de la même année par John Simmons, Charles Erskine, Charles Howick et William McNamara dans les montagnes Erlang et un arbre fut planté dans l’arboretum de Kew.

Nous avions traversé le massif des Erlang shan en septembre 2005 lorsque nous nous rendions dans l’ouest du Sichuan à Kangding. Notre bus ne s’y était malheureusement pas arrêté (ah si on pouvait conduire en Chine !) mais la végétation était très dense et riche. Celle-ci devenait plus sèche et clairsemée en redescendant sur la petite ville de Luding. Il n‘est pas surprenant que l’espèce s’y trouve également. Cette route est aujourd’hui bien moins fréquentée depuis l’ouverture d’un tunnel.

 

Dans le jardin, on le plantera dans un endroit clair mais non brûlant, à mi-ombre en sol frais. En sol sec, sa croissance sera moins rapide. Il formera rapidement un grand arbuste ou un petit arbre de plus de 5m de haut. Adulte, on peut espérer qu’il atteigne une dizaine de mètres. Il produira des graines viables si deux pieds sont plantés à proximité. On le trouvera donc le plus souvent en plant greffé dans le commerce. Il reste cependant encore rare dans les pépinières.

 

Carpinus-fangiana2.jpg

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 19:00

Les arbres ou arbustes que l’on appelle communément cognassiers peuvent correspondent à plusieurs espèces et même plusieurs genres. Il y a le cognassier commun (Cydonia oblonga), le cognassier du Japon (Chaenomeles japonica mais aussi C.speciosa et C.cathayensis) et le cognassier de Chine (Pseudocydonia sinensis).

 

Ce dernier donne dans nos jardins un petit arbre très ornemental et utile. Avec le temps, il forme un véritable tronc dont l’écorce se détache par plaques un peu comme un platane ou un lilas des Indes mais nettement plus colorée de brun-gris et jaune. Ses feuilles sont relativement grandes, vert brillant et prennent de belles couleurs à l’automne. Au printemps, il porte de grandes fleurs roses légèrement parfumées. En automne, il porte de gros coings jaunes parfumés. Il n’est pas épineux contrairement au genre Chaenomeles.

 

Le cognassier de Chine compte de nombreux synonymes car il y a souvent eu des confusions avec d’autres espèces. Il a été décrit en 1812 par Thouin à partir d’un arbre cultivé au jardin des plantes de Paris et introduit d’Angleterre ou de Hollande. Il illustra sa description d’une planche en noir & blanc. Lindley fut le premier a publié un véritable article sur cette plante avec une illustration en couleurs, en 1825.

Mais une autre espèce, différente, avait également été introduite de Chine, sous le même nom, et cultivée depuis plusieurs années à Kew Gardens.

Mais la plante de Kew avait des feuilles plus étroites et moins poilues. Il s’agissait en fait de la plante que l’on appelle aujourd’hui Chaenomeles cathayensis et on trouva longtemps la confusion entre les deux espèces dans la littérature sous le nom de Pyrus cathayensis. Donc, attention aux illustrations et légendes dans les vieux périodiques !

En 1899, le directeur de Kew rapporte des fruits mûrs du jardin de Thomas Hanbury à La Mortola qui ont permit d’approfondir les études et la publication de Cydonia cathayensis (maintenant Chaenomeles cathayensis) par Hemsley dans le Icones Plantarum de Hooker. Cydonia cathayensis diffère de C.sinensis par ses feuilles lancéolées et non glanduleuses, par ses grandes stipules, par ses lobes du calice ronds et érigés et par ses fruits plus petits.

Il existe également durant cette période, une grande confusion entre les genres Cydonia (cognassiers) et Pyrus (poiriers) et notamment entre Cydonia sinensis et Pyrus sinensis.

 

A cette époque, Cydonia sinensis est considéré comme une plante peu rustique à réserver aux régions méditerranéennes. La plante a prouvé depuis sa grande résistance au hivers rigoureux et tient jusqu’ –20°C voire en-dessous. Les fruits demandent cependant de la chaleur pour bien arriver à maturité.

 

Aujourd’hui, je trouve qu’il existe encore des confusions. Nous avons donc Pseudocydonia sinensis, appelé autrefois Cydonia sinensis. Tout le monde semble d’accord là-dessus mais la nouvelle flore de Chine le note sous le nom de Chaenomeles chinensis, un ancien nom datant de 1890 !. Il y a également en synonymie Pyrus cathayensis, Pyrus chinensis et Pyrus sinensis. On distingue le genre Pseudocydonia de Chaenomeles par ses tiges non épineuses et ses fleurs solitaires et non en inflorescences.

On trouve aussi en Chine, Chaenomeles cathayensis qui est donc bien une espèce distincte malgré que le nom, non valide, de Pyrus cathayensis soit synonyme du Pseudocydonia.

 

Les chinois le nomme mugua, ce qui signifie « courge ligneuse à peau brillante » et les japonais l’appellent karin qui signifie « poirier à fleurs ».

Son habitat se situe en Chine dans les provinces de Anhui, Fujian, Guangdong, Guangxi, Guizhou, Hebei, Hubei, Jiangsu, Jiangxi, Shaanxi, Shandong et Zhejiang.

Ses énormes coings ne se consomment pas crus mais cuits et donnent d’excellentes compotes ou confitures. Ils sont très agréablement parfumés. Les chinois, japonais et coréens les utilisent en médecine sous forme de sirops.

Il peut être cultivé comme bonsaï.

 

Dans le jardin, on le plantera au soleil ou à ombre légère, dans toute terre de jardin bien drainée. Il supporte bien les sols lourds et calcaires.

Quelques variétés ont été créées comme ‘Dragon Eyes’ à fruits jaunes un peu plus petits et ‘Chino’ à gros fruits vert-blanchâtre.

 

Pseudocydonia.jpg

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 22:21

Le genre Adonis, de la famille des Renonculacées, comprend une trentaine d’espèces herbacées vivaces ou annuelles. Ce sont généralement de petites plantes poussant en montagne.

 

Adonis amurensis est une plante qui fleurit très tôt au jardin, dès mi-février ou début mars. Elle a des racines charnues d’où émergent les nouvelles feuilles et fleurs chaque printemps. Elle ne dépasse guère les 15 cm de haut au moment de la floraison et peut monter jusqu’à 30 cm à la fructification. Au moment de la floraison les feuilles ne sont pas encore totalement développées. Ses feuilles, d’une dizaine de cm environ sont très finement divisées. Ses fleurs comptent environ 10 pétales jaunes. Elles sont bien visibles puisqu’elles surpassent le feuillage qui n’est pas encore déplié.

 

La plante est originaire de l’est de la Russie (région du fleuve Amour, d’où son nom), du Japon, de Corée et du nord-est de la Chine (Jilin, Liaoning, Heilongjiang), dans les forêts et sur les pentes herbeuses. Elle est utilisée en médecine.

Elle a été découverte près des monts Bareya, sur la rive droite du fleuve Amour. Elle a ensuite été trouvée sur l’île de Sakhaline et au nord du Japon à Hokkaido. Elle a d’abord été décrite par Maximowicz sur un spécimen en mauvais état et il s’est avéré qu’il s’agissait en fait d’une variété de A.apennina. Regel & Radde corrigèrent rapidement cette erreur. La plante fut ensuite étudiée de près par Franchet qui fit une publication à son sujet.

On trouve très tôt dans la littérature japonaise des nouvelles variétés à fleurs orange, vertes, découpées ou doubles obtenues par les horticulteurs locaux.

 

On la plantera en situation ombragée et fraiche à pas trop sèche, dans un sol humifère, bien drainant, neutre à acide de préférence. C’est une plante très précoce, intéressante pour avoir des fleurs très tôt en saison sous les arbres ou  dans les massifs d’ombre. Mais il faut l’associer à d’autres plantes car elle disparait pour se mettre au repos assez rapidement (parfois dès le mois de mai). Il ne faut alors pas s’inquiéter, elle ressortira bien au printemps suivant. Une petite étiquette au pied peut être utile pour ne pas l’oublier. On peut l’associer avec des corydales, des trilliums, des arisaemas, des épimèdes...

 

Les japonais sont passionnés par cette plante et les horticulteurs ont crées une multitude de variétés. Celles-ci valent une fortune dans les pépinières. On peut trouver :

‘Sandanzaki’ à fleurs jaunes, doubles, avec le cœur remplit de pétales transformés verts. (on la trouve aussi sous ‘Pleniflora’)

‘Chichibubeni’ et 'Titibushinkou' à fleurs orange

‘Fukujukai’, 'Genshu Fukujuso' et 'Shiun' à fleurs jaunes plus ou moins doubles

‘Chichibushinko’ à grandes fleurs rouge pâle

‘Hanazono’ à fleurs doubles, jaunes, avec le cœur jaune-vert.

‘Hakuju’ à fleurs blanc-crème

 

Adonis-amurensis2.jpg

 

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 21:55

Voici un autre genre bien connu dans nos jardins, les fusains. J’aime particulièrement parler des genres qui sont tellement cultivés que nous ne les regardons plus. Il faut dire que pour beaucoup, nous en avons une vision déformée par le fait que nous n’en connaissons qu’une infime partie, et bien souvent, ce ne sont pas les plus belles espèces. Nous aurons l’occasion d’en reparler mais les épines-vinettes (Berberis) ne sont pas avantagées avec le cultivar pourpre plein d’oïdium qui sert à faire des haies très moches aux pieds des immeubles, ce n’est pas mieux pour les spirées, les troënes, les cotoneasters, ou, justement, les fusains avec le fameux fusain du Japon toujours couvert de cochenilles avec ses cultivars à feuilles bariolées que l’on trouve surtout dans les cimetières.

Pourtant, le genre Euonymus compte environ 130 espèces ! Elles ont une large répartition allant de l’Amérique du nord à l’Australie, en passant par l’Europe, Madagascar et l’Asie. Là encore, la Chine est un centre de diversité avec les deux tiers des espèces présentes sur son territoire.

 

Les fusains présentent beaucoup d’intérêt dans le jardin par leurs couleurs d’automne, leurs floraisons parfois colorées et surtout par leurs généreuses et colorées fructifications automnales.

 

L’espèce présentée ici a des feuilles persistantes. Nous aurons l’occasion d’en voir d’autres qui, elles, sont caduques. C’est un arbuste intéressant en isolé, pour faire des brise-vue ou pour inclure dans des haies vives et original par ses drôles de fleurs.

 

Cette espèce fut collectée par Henry dans le Hubei en Chine et décrit ensuite en 1893 par Hemsley à partir de ces échantillons présentant des fleurs et de jeunes fruits. Les échantillons en fleurs provenaient du sud de Patung et les spécimens en fruits de Chienshih. Ce fusain fut ensuite collecté à plusieurs reprises par divers botanistes et les échantillons démontrèrent la grande variabilité au sein de l’espèce.

Sur l’ensemble des échantillons récoltés, certains furent mis à part et ont servit à décrire deux autres nouvelles espèces : E.rosthornii à partir d’échantillons collectés à Nanchuan dans l’est du Sichuan (diffère de E.myrianthus par ses feuilles plus grandes, ses pétioles plus courts, ses anthères plus petites, ses capsules obovoïdes ou étroitement lancéolées) ; et E.sargentianus à partir d’échantillons collectés par Wilson à Wa-shan dans l’ouest du Sichuan (il diffère par ses capsules oblongues-ovoïdes, quelque peu aigues à l’apex, ses pétioles plus courts et plus fins et ses feuilles plus étroites).

Les types d’herbiers de ces trois taxons sont préservés dans l’Herbarium de Kew à Londres et les échantillons sont suffisamment nombreux pour les comparer et conclure que les trois espèces n’en font, en réalité, qu’une seule.

Ces échantillons ont été collectés dans des habitats très variés comme les lieux humides, les fourrés, les lieux frais et boisés, les falaises, les bords de chemins, entre 1000 et 2100 m. Handel-Mazzetti le signale dans des forêts tempérées chaudes sur sol argileux et W. Tsang le décrit comme commun dans les fourrés détrempés sur sol sableux.

 

Les fruits lisses et anguleux  sont une caractéristique de l’espèce parmi les persistantes. Ils sont lisses mais globuleux à lobes arrondis chez E.japonicus ; lisses et presque divisés jusqu’à la base chez E.pendulus ; globuleux et épineux chez E.wilsonii. Nous allons d’ailleurs revenir à cette espèce un peu plus loin.

 

Euonymus myrianthus se cultive au soleil, à mi-ombre ou même à l’ombre en sol bien drainé. Il supporte les sols pauvres et relativement secs. Le notre est planté sous un chêne centenaire dans du remblais et il supporte sans problème le sol très sec en été mais bien drainant en hiver. Il n’a jamais souffert des hivers froids et son feuillage reste bien vert. Sa croissance n’est pas très rapide mais il forme un bel arbuste à la ramification dense. J’apprécie beaucoup ses fleurs jaune pâle et cireuses.

 

Dans la nature, il pousse dans les provinces chinoises de Anhui, Fujian, Guangdong, Guangxi, Guizhou, Hubei, Hunan, Jiangxi, Shaanxi, Sichuan, Yunnan et Zhejiang. Elle y est notée commune bien que nous n’ayons jamais eu l’occasion de l’observer. Euonymus lipoensis est également un synonyme.

 

On trouve parfois dans le commerce une autre espèce chinoise à feuilles persistantes, E.wilsonii. Cette espèce est proche de E.myrianthus. Cependant, il semblerait que toutes les plantes cultivées sous le nom de E.wilsonii en Europe soient fausses et ne seraient, en réalité, que du E.myrianthus. Nous ne disposons que de peu de documentation sur E.wilsonii mais il semble prudent de considérer tous les E.wilsonii cultivés comme étant du myrianthus tant que des vérifications sûres n’auront pas été faites.

  

Euonymus-myrianthus.jpg

 

 

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