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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 19:00

Les arbres ou arbustes que l’on appelle communément cognassiers peuvent correspondent à plusieurs espèces et même plusieurs genres. Il y a le cognassier commun (Cydonia oblonga), le cognassier du Japon (Chaenomeles japonica mais aussi C.speciosa et C.cathayensis) et le cognassier de Chine (Pseudocydonia sinensis).

 

Ce dernier donne dans nos jardins un petit arbre très ornemental et utile. Avec le temps, il forme un véritable tronc dont l’écorce se détache par plaques un peu comme un platane ou un lilas des Indes mais nettement plus colorée de brun-gris et jaune. Ses feuilles sont relativement grandes, vert brillant et prennent de belles couleurs à l’automne. Au printemps, il porte de grandes fleurs roses légèrement parfumées. En automne, il porte de gros coings jaunes parfumés. Il n’est pas épineux contrairement au genre Chaenomeles.

 

Le cognassier de Chine compte de nombreux synonymes car il y a souvent eu des confusions avec d’autres espèces. Il a été décrit en 1812 par Thouin à partir d’un arbre cultivé au jardin des plantes de Paris et introduit d’Angleterre ou de Hollande. Il illustra sa description d’une planche en noir & blanc. Lindley fut le premier a publié un véritable article sur cette plante avec une illustration en couleurs, en 1825.

Mais une autre espèce, différente, avait également été introduite de Chine, sous le même nom, et cultivée depuis plusieurs années à Kew Gardens.

Mais la plante de Kew avait des feuilles plus étroites et moins poilues. Il s’agissait en fait de la plante que l’on appelle aujourd’hui Chaenomeles cathayensis et on trouva longtemps la confusion entre les deux espèces dans la littérature sous le nom de Pyrus cathayensis. Donc, attention aux illustrations et légendes dans les vieux périodiques !

En 1899, le directeur de Kew rapporte des fruits mûrs du jardin de Thomas Hanbury à La Mortola qui ont permit d’approfondir les études et la publication de Cydonia cathayensis (maintenant Chaenomeles cathayensis) par Hemsley dans le Icones Plantarum de Hooker. Cydonia cathayensis diffère de C.sinensis par ses feuilles lancéolées et non glanduleuses, par ses grandes stipules, par ses lobes du calice ronds et érigés et par ses fruits plus petits.

Il existe également durant cette période, une grande confusion entre les genres Cydonia (cognassiers) et Pyrus (poiriers) et notamment entre Cydonia sinensis et Pyrus sinensis.

 

A cette époque, Cydonia sinensis est considéré comme une plante peu rustique à réserver aux régions méditerranéennes. La plante a prouvé depuis sa grande résistance au hivers rigoureux et tient jusqu’ –20°C voire en-dessous. Les fruits demandent cependant de la chaleur pour bien arriver à maturité.

 

Aujourd’hui, je trouve qu’il existe encore des confusions. Nous avons donc Pseudocydonia sinensis, appelé autrefois Cydonia sinensis. Tout le monde semble d’accord là-dessus mais la nouvelle flore de Chine le note sous le nom de Chaenomeles chinensis, un ancien nom datant de 1890 !. Il y a également en synonymie Pyrus cathayensis, Pyrus chinensis et Pyrus sinensis. On distingue le genre Pseudocydonia de Chaenomeles par ses tiges non épineuses et ses fleurs solitaires et non en inflorescences.

On trouve aussi en Chine, Chaenomeles cathayensis qui est donc bien une espèce distincte malgré que le nom, non valide, de Pyrus cathayensis soit synonyme du Pseudocydonia.

 

Les chinois le nomme mugua, ce qui signifie « courge ligneuse à peau brillante » et les japonais l’appellent karin qui signifie « poirier à fleurs ».

Son habitat se situe en Chine dans les provinces de Anhui, Fujian, Guangdong, Guangxi, Guizhou, Hebei, Hubei, Jiangsu, Jiangxi, Shaanxi, Shandong et Zhejiang.

Ses énormes coings ne se consomment pas crus mais cuits et donnent d’excellentes compotes ou confitures. Ils sont très agréablement parfumés. Les chinois, japonais et coréens les utilisent en médecine sous forme de sirops.

Il peut être cultivé comme bonsaï.

 

Dans le jardin, on le plantera au soleil ou à ombre légère, dans toute terre de jardin bien drainée. Il supporte bien les sols lourds et calcaires.

Quelques variétés ont été créées comme ‘Dragon Eyes’ à fruits jaunes un peu plus petits et ‘Chino’ à gros fruits vert-blanchâtre.

 

Pseudocydonia.jpg

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commentaires

Canale Pierre André 11/11/2015 15:06

Une question... De quand date la première introduction du cognacier de Chine en France ? Merci

Cedric Basset 06/02/2016 10:17

Bonjour, Je ne comprend pas très bien votre message. Qui colporte n'importe quoi ? Les feuilles de Pseudocydonia sont en effet finement dentelées. Vous ne pouvez pas le voir sur mes photos, trop petites pour ça.

chichoi 05/02/2016 18:24

Pseudocydonia sinensis ,il est dit que les feuilles sont finement dentelées,alors qu'ion aperçoit qu'elles sont rondes et lisses. Justement j'ai voulu faire identifier un sujet ,et la réponse était que les feuilles devaient être dentelées,alors qu'elles ne présentent aucune dentelure ? Donc toujours pareil ,on colporte n'importe quoi !

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