Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 11:04

Tel est le titre de mon nouvel ouvrage paru ces jours aux éditions Ulmer. Dans ce livre, je vous présente plus de 1300 plantes asiatiques rustiques, parmi les plus intéressantes pour nos jardins : arbres et arbustes, grimpantes, conifères, vivaces, bambous. La plupart, encore méconnues chez nous, apportent des floraisons originales, des feuillages attrayants, des fruits ou des rameaux insolites, de quoi agrémenter nos jardins avec des végétaux inhabituels. Je vous donne les clés pour réussir leur culture (sol, exposition, dimensions, zones de rusticité...). 360 pages, 32€. En vente en librairies et sur notre site www.pepinieredesavettes.fr

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Par Cedric Basset - Publié dans : livres
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 12:33

 

Le genre Alangium ne vous dit peut être pas grand chose. Et pour cause ! C'est un petit genre comprenant des arbres de taille modeste classé dans la famille des Alangiacées ou Cornacées (famille des cornouillers). Et ne cherchez pas une ressemblance avec un cornouiller....

Si vous ne connaissez pas ce genre, c'est parce qu'il reste rare dans nos jardins et qu'il faut se rendre dans des collections botaniques pour en observer. Pourtant, ces petits arbres ne manquent pas d'atouts et nos visiteurs sont toujours ébahis devant le feuillage exubérant de nos plants.

Les Alangium sont intéressants pour la diversité de la forme de leurs feuilles qui sont souvent de taille impressionnante, leur croissance très rapide et leurs petites fleurs blanches pendantes et parfumées en été.

Alangium platanifoliumestune espèce qui apparaît assez régulièrement dans des inventaires de jardins botaniques mais qui n'est pas toujours bien identifiée. Elle est souvent confondue avec Alangium chinense. De plus, il existe plusieurs variétés de Alangium platanifoliumqui ont des feuillages très différents.

Jusqu’à notre premier voyage au Japon, je me demandais bien pourquoi on avait nommé cette plante A.platanifolium, à savoir littéralement : à feuilles de platane. En effet, tous les arbres observés en culture présentaient des feuilles à formes diverses mais ne ressemblant pas à du platane !

Il y a d’abord, comme je viens de le dire, une grande confusion en culture avec A.chinense (et A.kurziimais plus rare en culture). Ce dernier est bien souvent mal étiqueté A.platanifolium. Et puis, au sein de A.platanifolium, il y a une grande variabilité de feuillage et la variété trilobum, présente en Chine, au Japon et en Corée présente des feuilles bien moins découpées que chez le type. Généralement, on trouve dans les jardins A.chinense ou A.platanifolium var.trilobum. Enfin, A.platanifolium type est sans doute la plante la plus petite car elle reste sous forme d’arbuste de 2 à 3 m. La var.trilobum est indiquée comme étant un grand arbuste ou un petit arbre mais nous avions pu observer dans le Sichuan en Chine des arbres bien plus grands que ça. A.chinense est quand à lui indiqué comme étant un petit arbre de 3/5m de haut mais, là aussi, nous avons pu souvent observer des plants bien plus grands.

Les plants que nous avons vus dans les forêts de Shikoku au Japon étaient tous des arbustes à feuilles profondément lobées et n’avaient, effectivement, rien à voir avec ce qu’on avait pu voir jusqu’alors en culture.

C’est un arbuste très élégant aux branches étalées. La var.trilobumest commune au Japon, en Corée et en Chine alors que la variété type ne se trouve qu’à l’ouest de Honshu, à Shikoku et Kyushu au Japon où elle est notée rare ainsi qu’en Corée. On peut aussi le trouver, dans la littérature, sous le nom de Marlea platanifolia.

C'est un arbuste de 2/3 m de haut avec des feuilles orbiculaires, de 7/20 cm de long et large, avec 3/5(7) lobes profonds, à base cordée. Les inflorescences sont axillaires, corymbiformes, lâches, avec peu de fleurs. Elles sont composées de pétales blancs, fortement recourbés, linéaires, de 3/3.5 cm de long et environ 2.5 mm de large. Les fruits sont ellipsoïdes, de 7/8 mm de long, bleus, glabres, contenant généralement une graine.

Les feuilles de la var.trilobum ont 3/5(7) lobes deltoïdes et peu profonds. Il est à noté que nous avions trouvé dans le Sichuan il y a quelques années une forme à fleurs roses.

Comment différentier les deux variétés :

feuilles peu profondément lobées, lobes deltoïdes..........var.trilobum

feuilles profondément lobées, lobes ovales à étroitement ovales..........var.platanifolium

Les Alangium se plantent au soleil ou en situation ombragée, voire même en sous-bois. Ils ne sont pas exigeants sur le sol mais il devrait tout de même être assez fertile et pas trop sec. Ils passent nos hivers bourguignons sans problème et ont une croissance très rapide (des plants de 30 cm au printemps dernier atteignant près de 2m en fin de saison!). Ce sont des plantes à mettre en évidence afin de profiter de leur feuillage original et exubérant.

Première photo : Alangium platanifolium. Deuxième photo, la variété trilobum, en fleurs.

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Par Cedric Basset - Publié dans : 500 plantes, 500 histoires pour les jardins
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 18:20
Epimedium, les plantes des Elfes au jardin. Les variétés, comment les cultiver, où les trouver, comment les associer.

Pour tout savoir sur les Epimedium. 66 pages, 137 photos couleurs, galerie photos, 22x14 cm, couverture couleur cartonnée, parution janvier 2012, ISBN 978-1-4710-3702-3, 22€.

Présentation de toutes les espèces et de plus de 130 variétés, des exemples d'associations dans le jardin, des planches anciennes. En vente exclusivement sur notre site et sur nos stands.
RV à partir de mars lors des foires aux plantes ou RV sur le site www.pepinieredesavettes.fr, rubrique "pépinière" puis "livres".

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Par Cedric Basset - Publié dans : livres
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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 20:10

Les roses de Noël ou hellébores (genre Helleborus, famille des Renonculacées) sont bien connues de nos jardins. C’est un petit genre qui comprend une quinzaine espèces. L’hellébore fétide ou Helleborus foetidus est commune dans nos sous-bois. L’espèce que je vous présente ici est sans doute une des moins connues et encore peu répandue en culture malgré sa grande beauté. Cette espèce marque la limite orientale de la répartition du genre que l’on retrouve en Europe et en Asie mineure (Caucase, Turquie) et est isolée par rapport aux autres espèces (les espèces d’hellébores les plus proches sont à plus de 5000 km à l’ouest ! ! !).

Son introduction en culture est assez récente (en 1991, de graines envoyées de Chine par le Professeur Kao Pao-chung de l’Institut de botanique de Chengdu et qui avaient été récoltées dans le Sichuan, près de Baoxing, sur la montagne Dengchigow à 2300m).

 

Cette plante est sans doute la plus délicate du genre avec ses fleurs allant de presque blanc à rose foncé veiné de rose sombre et avec des sépales de texture très fine par rapport aux autres espèces. 

 

Helleborus thibetanus a été décrite par Franchet en 1885 à partir de spécimens collectés en 1869 par Armand David dans le Sichuan à Baoxing (anciennement Moupin). Dans la même année, Beresowski collecta des spécimens dans la province du Gansu qui furent décrit par Maximowicz en 1890 sous le nom de H.chinensis, nom maintenant mis en synonymie de H.thibetanus.

 

Cette espèce est endémique du sud-ouest de la Chine (Sichuan, Gansu, Shaanxi), dans les forêts ombragées, à 1100/3700 m.

C’est une espèce rare qu’il est difficile de trouver dans son habitat. Nous avons eu la grande chance d’en observer une population dans une forêt sauvage et reculée du Sichuan durant une expédition en juin 2007. A cette saison, les plants ne portaient plus de fleurs et des fruits encore immatures. Mais ce fût pour nous très intéressant de pouvoir la voir dans son milieu naturel.

note : L’espèce a été baptisée thibetica car, à l’époque et dans les régions où elle a été découverte, la plante se trouvait encore en territoire tibétain.

 

Culture :

Cette espèce est rustique et préfèrera une situation mi-ombragée (sous-bois) en sol humifère. Elle a une période de repos assez grande, et le sol ne doit pas être trop sec durant cette période.

La multiplication peut se faire de semis. La germination peut être longue. Par exemple, les graines reçues à Kew de Chine en 1991 : après le semis en juin, une partie des graines a germé au printemps suivant (mars 1992) mais certaines graines ont germées seulement en 1998 ! ! !

Il est préférable de semer les graines quand elles sont fraîches.

 

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Par Cedric Basset - Publié dans : 500 plantes, 500 histoires pour les jardins
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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 20:28

Le genre Akebia fait partie de la famille des Lardizabalacées et se compose de plantes ligneuses grimpantes principalement. Les Lardizabalacées sont une petite famille répartie de l'Himalaya jusqu'au Japon – avec un représentant en Amérique du sud - dédiée au naturaliste espagnol Lardizabal.

Le genre Akebia est confiné dans l'est de l'Asie (Japon, Corée, Chine, Taiwan). Akebia vient du japonais « akebi » qui est le nom populaire de la plante au Japon : Akebi = Ake (ouvert) et bi (fruit ou graines) car les graines noires sont visibles sur les fruits mûrs.

L’espèce la plus connue est Akebia quinata que l’on peut trouver maintenant facilement dans le commerce. Il existe même depuis quelques temps des variétés à fleurs blanches ou bicolores. La plante est facilement identifiable par ses feuilles composées et ses fleurs sombres.

Les Akebia sont des plantes très vigoureuses à croissance rapide. Elles sont théoriquement persistantes mais les feuilles peuvent tomber lors des hivers rigoureux. Leur floraison est assez inhabituelle et les fleurs étranges.

Dans la nature, ces plantes poussent dans les lieux boisés et grimpent sur les arbres à mi-ombre. Il faudra donc veillez à prévoir un grand support car les tiges peuvent aller très haut ou les planter au pied de grands arbres. Supportant très bien la taille, on pourra également les laisser grimper sur un grillage. La situation devra être ombragée à ensoleillée mais non brulante et protégée des vents du nord surtout en hiver. Le terre doit être assez riche et ne desséchant pas trop en été. Une fois installées, les tiges peuvent prendre plusieurs mètres chaque année.

La fructification est assez spectaculaire. En effet, les graines se trouvent dans des fruits en forme de grosses saucisses roses. Chaque fruit produit une grande quantité de grosses graines noir brillant qui germent très bien. La pulpe qui les entoure est comestible. Les Akebia sont des plantes monoïques.

Il est nécessaire d’avoir d’autres variétés à proximité pour obtenir la fructification.

Différents textes trouvés dans la littérature notent en effet qu’il faut plusieurs taxons pour qu’il y ai production de fruits. Plusieurs écrits citent également que la production de fruits semblent également lié à la longueur et chaleur du printemps et de l’été (été chaud et long = fruits).

Quoi qu’il en soit, il semble qu’une fois la première fructification faite, elle a lieu les années suivantes et je peux vous garantir qu’elle éveille la curiosité des voisins ou des passants !

En plus du semis, on peut également multiplier les Akebia par boutures de tiges ou de racines.

 

Akebia quinata a d’abord été décrite par Thunberg dans le genre Rajania (famille des Dioscoreacées) mais Decaisne n’étant pas d’accord crée le genre Akebia en 1837. Cette plante est cultivée dans les jardins au Japon sous le nom de Fagi-kadsura-akebi et Mr.Fortune envoya à la Société d’horticulture de Londres des plants récoltés à Chusan (île au large des côtes Est de la Chine, face à la province du Zhejiang). A cette époque, une deuxième espèce est déjà connue sous le nom de Akebia lobata (aujourd’hui Akebia trifoliata, appelée Akebi mitsaba au Japon). En 1853, Decaisne note : « Les Akebia doivent se cultiver en orangerie ; leur végétation hivernale s’oppose à ce que nous puissions les faire entrer avec avantage dans l’ornement de nos jardins, pour couvrir les tonnelles, sous le climat de Paris ».

Mais l’hiver suivant, 1853-54, a démontré que l’Akebia est bien plus rustique que le pensait Decaisne. Dans la revue horticole de 1854, Mr.Carrière note que les deux pieds (de à peine 2 mètres) plantés au Museum, l’un contre un mur, et l’autre en plein air, n’ont pas soufferts dans leurs parties herbacées. L’illustration est tirée de « l’histoire des plantes » parue en 1872.

 

Akebia-dessin.jpg

 

Akebia quinata est originaire de Chine, Corée et Japon dans les fourrés sur les collines et les montagnes.

Ses tiges utilisées en médecine chinoise comme diurétique et antiphlogistique.

 

La couleur des fleurs est très variable allant du pourpre très foncé au rose en passant par le blanc. On trouve dans le commerce ‘Cream form’, une plante à fleurs blanc-crème avec les étamines pourpres. Elles sont plus parfumées que le type à fleurs pourpres. En 2008, nous avons trouvé une forme très proche dans les montagnes du Japon dans la région de Kobe. Au moins deux formes ont été décrites :

Akebia quinata  f. diplochlamys  qui pousse au Japon sur les îles de Honshu, Shikoku et  Kyushu) mais notée également en Corée et en Chine (Jiangsu, Zhejiang, Jiangxi, Hubei, Shaanxi, Gansu, Sichuan). Cette forme, décrite en 1931, n'apparaît ni dans la flore du Japon, ni dans la flore de Chine, que ce soit en nom valide, ou dans les synonymies.

 

Akebia quinata  f. viridiflora est une forme à fleurs à tépales verts décrite au Japon. Cependant, cette forme, décrite en 1902, n'apparaît pas dans la flore du Japon, ni en nom valide, ni dans les synonymies.

 

Nous avons pu observer cette plante à plusieurs reprises lors de nos voyages, principalement au Japon et en Corée. Il semble que les plants poussant en Corée sont majoritairement à fleurs roses.

 

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Par Cedric Basset - Publié dans : 500 plantes, 500 histoires pour les jardins
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